L'eau à Dagaba : il a fallu la chercher à 100 mètres
de profondeur"
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Il y a une saison des pluies à Dagaba. Mais elle ne suffit plus à alimenter les anciens
marigots, qui entouraient le village il y a quelques décennies. Pire : quand ils ont commencé
à s'assécher, les habitants ont continué à y puiser l'eau de leurs besoins
quotidiens. Le résultat a été l'apparition de maladies inconnues jusque là,
à cause des parasites qui se sont développés : dysenteries amibiennes, mortalité
infantile et des jeunes femmes en couches dramatique.
Et la rareté de l'eau a eu une autre conséquence : les récoltes ont diminué,
notamment celles de fruits et légumes, indispensables à l'équilibre alimentaire. Second
effet sur la santé : des carences alimentaires graves, surtout bien sûr pour les enfants en
pleine croissance...
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Avant la sécheresse des dernières années, l'eau était portée
du marigot au village.
Mais le marigot s'est asséché.
Il fallait faire quelque chose, sinon le village allait disparaitre...
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Aujourd'hui, l'eau est pompée manuellement (90 coups pour une bassine !)
Mais Dagaba revit...
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Histoire d'eau
Quand Tiedaba a fait analyser, en France, l'eau extraite du marigot en voie d'asséchement, le diagnostic
a été sans appel : impropre à la consommation !
C'était donc la
première urgence pour la survie du village.
Alors, un puits a été creusé,
d'une dizaine de mètres de profondeur. Mais c'était reculer pour mieux sauter :
le puits s'est asséché aussi...
Il a fallu faire appel à une aide extérieure, pour prospecter, découvrir qu'une
nappe souterraine était située à une centaine de mètres de profondeur.
Puis financer l'acquisition et l'intervention nécessaire pour installer une pompe permettant de puiser
dans ce réservoir souterrain.
Cette réalisation a été le point de départ de la résurrection de
Dagaba. Mais il ne fallait pas s'arrêter là !
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