La mission d'expertise technique de janvier 2010 - Bilan de la mission de janvier 2010


La mission d'évaluation des captages d'alimentation en eau potable de la région du Nafana - Département d'Odienné, menée du 4 au 14 janvier 2010 par Tiédaba Koné (pour l'association) et David Ouary (expert désigné par la Fondation Sogréah dans le cadre d'un Mécénat de compétence) a donné lieu à un compte-rendu détaillé, établissant village par village visité (dont bien sûr Dagaba) l'état actuel des installations et de la qualité de l'eau, avec les mesures qui devraient être prises en urgence, à court, moyen et long terme. Cette page en est un extrait, qui résume le bilan de la mission.

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Bilan de la mission


 
D’un point de vue purement technique, cette mission a permis de mettre en évidence, la nécessité de :
  • Remettre en état les pompes existantes,
  • Préserver et améliorer les aménagements des puits existants,
  • Créer de nouveaux captages, voire d’abandonner quelques captages si possible,
  • D’impliquer la population locale dans la gestion des captages, non seulement financièrement dans la mesure de leurs possibilités, mais également dans la responsabilité des hommes comme des femmes de contrôler l’état, et d’entretenir le cas échéant, les installations mises en place.
En raison des moyens très importants des besoins très importants à mettre en œuvre pour satisfaire l’ensemble des besoins définis dans le cadre de cette mission, il pourrait s’avérer nécessaire de prévoir un phasage des opérations :
  • Remise en état des pompes et recherche en eau sur les villages disposant des plus faibles capacités de production au regard de la mauvaise qualité des eaux prélevées et du nombre des personnes concernées,
  • Remise en état des pompes et recherche en eau sur les autres villages.
Pour les recherches en eau, il sera nécessaire dans un premier temps de réaliser des prospections géophysiques pour mettre en évidence les réseaux de fracturation où des eaux souterraines sont susceptibles de s’écouler. Puis des forages de reconnaissance seront effectués au droit des points potentiellement les plus intéressants, définis d’après les résultats des investigations géophysiques. Les forages ayant recoupé des arrivées significatives d’eau pourront alors être tubés et testés pour définir les volumes potentiellement exploitables.
 
Dans ce contexte, la première étape pourrait consister :
  • A collecter des informations complémentaires en Côte d’Ivoire (Abidjan, Yamoussoukro …) et sur la région d’Odienné, concernant les données hydrogéologiques disponibles, les sociétés susceptibles d’intervenir sur les captages (sociétés de forage, laboratoires d’analyses, fournisseurs de matériaux et d’équipements …), rencontrer les villageois de Sanagora non visité lors de la présente mission,
  • A collecter des échantillons d’eau sur tous les captages pour des analyses plus complète de la qualité des eaux en vue de définir des dispositifs de traitement adaptés.
Ces opérations à prévoir à court terme ont un coût de l’ordre de 3150 € HT plus les frais de mission.
 
A moyen terme, d’autres opérations pourront être prévues visant à l’amélioration d’une quinzaine de captages existants et à la création de 12 à 13 nouveaux forages, avec analyses de la qualité des eaux pour un montant hors taxe de l’ordre de 210 000 € H.T.
 
La prochaine mission sera également l’occasion de vérifier la réorganisation des services de l’Etat dans la région (administrations, routes) et la mise en place des systèmes de gestion des captages au niveau de chaque village : création et gestion de la caisse villageoise, choix des responsables pour contrôler financièrement et techniquement les installations.
 
Les villageois ont désormais l’espoir de pouvoir disposer d’eau de qualité suffisante pour éradiquer les problèmes de santé qui y sont liés, et en quantité suffisante pour fournir de l’eau à toute la population tout au long de l’année.
 
Pour répondre à cette attente, il semble par conséquent indispensable de mettre en œuvre rapidement les premières opérations décrites précédemment, et d’autre part d’y associer les villageois. D’autres améliorations (mécanisation, irrigation) pourront plus tard être envisagées en fonction des potentialités en eau, des choix et de la bonne implication de la population locale concernant la gestion des captages.
 
Extrait du rapport établi par David Ouary pour la Fondation Sogréah

 

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